photo prise par Marc Venezia / picture taken by Marc Venezia
Depuis l'été 2002, Israël a entrepris l'édification d'une barrière de séparation entre son territoire et la Palestine. Fortement contestée et condamnée par l'ONU en 2003, celle-ci a pour but officiel d'empêcher les "terroristes" de s'introduire en Israël.
Si sur cette photo on peut voir un mur, l’appellation hébraïque de "grillage de séparation" souligne qu'en réalité seule une infime partie de la barrière (environ 5%) est matérialisée par un mur. Pour le reste, il s'agit d'une succession d'enceintes, de barbelés, etc. sur 50 à 100 mètres de profondeur.
Dans les faits, il semblerait que le mur soit efficace puisque les chiffres confirment une baisse drastique du nombre d'attentats dans les zones protégées.
En revanche, de nombreuses voix s'élèvent contre, tant en Israël que dans le reste du monde, et plus particulièrement en Palestine. Du côté hébreu, le coût de l'édifice est son principal ennemi : à raison de 2 millions d'euros par kilomètres, la facture devrait atteindre le milliard d'euros. En face, ses détracteurs soulignent qu'en incluant les colonies de peuplement juives (illégales pour nombre d'entre elles selon l'ONU), des territoires palestiniens sont annexés, et donc des familles se retrouvent séparées. Du reste, le mur pourrait servir à Israël pour négocier à son avantage les frontières d'un futur Etat palestinien en se basant sur le tracé de la barrière.
L'édification de ce mur ne peut que faire penser à celle du tristement célèbre mur de Berlin, symbole de ce que Georges Orwell nomma la "Guerre froide". L'inscription visible sur ce pan, "Ich bin ein Berliner" fait référence au célèbre discours du président américain John F. Kennedy à Berlin en 1963. Il entendait démontrer par cette formule le soutien des Etats-Unis aux Berlinois.
Ainsi, si en 1963 la phrase la plus glorieuse était Ich bin ein Berliner, quelle est-elle aujourd'hui ?
"Two thousand years ago, the proudest boast was civis romanus sum. Today, in the world of freedom, the proudest boast is Ich bin ein Berliner!... All free men, wherever they may live, are citizens of Berlin, and therefore, as a free man, I take pride in the words Ich bin ein Berliner!"
John F. Kennedy

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire